Your browser does not support SVG. étape 1 èRE ON PRODUITDES MATIères PREMIèRES Aujourd’hui, la mode se fonde sur un système linéaire qui exploite d’importantes quantités de ressources non renouvelables dont le pétrole pour produire des fibres synthétiques. Pour faire pousser des matières végétales ou élever des animaux, on utilise beaucoup d’eau et de produits chimiques sur de très larges surfaces au sol.En effet, nos t-shirts, jeans et petits pulls sont avant tout constitués de matières premières dont voici le top 4: Grâce à la techniquedu sablage Secteur textile Salaire Exportations textiles Secteur textile Salaire 0,32 cents US$/heure, le plus bas du monde 17 % du PIB 59 % marché européen 26 % marché nord-américain 0,55 cents US$/heure, le 3 e plus faible du monde 8,5 % du PIB 91  % marchés nord-américain et européen. Exportations textiles BAngladesh PAKISTAN La mode sanSdessus-dessous « La mode passe, le style reste »Aujourd’hui, cette fameuse citation d’Yves Saint-Laurent mériterait d’être ajustée : la mode passe certes, mais les impacts environnementaux et sociaux qu’elle provoque s’inscrivent dans le temps. Alimentant notre dévorante envie de nouveauté, les grandes marques internationales de prêt-à-porter proposent chaque jour d’irrésistibles pièces à des prix défiant toute concurrence. Ce phénomène porte un nom: « fast-fashion ». 70 % Si elle génèrede nombreux emplois– 1 million dans le monde –il faut savoir que la mode est l’une des industriesles plus polluantesde la planète. de gaz à effet de serre, Chaque année,elle émettrait milliardde tonnes 1,2 soit environ 2 % des émissions globales de gaz à effet de serre.C’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis. En 2050, le secteur textile émettrait même 26 % des émissions globales de gaz à effet de serre si lestendances actuelles de consommationse poursuivent. Seuls hics:c’est une ressourcefossile limitée des fibres synthétiquesproduites dans le mondeproviennent du pétrole. Aujourd’hui, 4 % de l’eau potable disponibledans le monde est utiliséepour produire nos vêtements. Le textile est le 3 e secteur consommateur d’eau dans le monde, après la culture de blé et de riz. Difficile de mesurer l’envergure du problème depuis son dressing. Pour cela, il faut comprendre ce qu’il se passe à chaque étape du cycle de vie de notre look: vêtement, chaussures, accessoires… ...qui finissent dans les océans de microparticules de plastique sont ainsirelâchées dans lesocéans chaque annéedans le monde, 500 000mille tonnes La « star »des matièresvégétales: le coton 17,7millions de tonnes 1/4 90 % de la productionmondiale des fibresprovient du coton. Or, sa culture est le fruit d’un cocktail qui pèse sur l’environnement: L’industrie textile utilisedes matières animales: Présentées commedes alternatives durablesau coton et au polyester,la viscose et le lyocellsont bien des fibresartificielles maisobtenues à partirde ressourcesnaturelles telles que la cellulose de: Biodégradables,ces matières sontprometteuses mais leur fabrication,elle, a des effetssur l’environnement. Elle impliquel’utilisation deproduits chimiques très toxiques telsque l’hydroxyde de sodium, l’acidesulfurique et surtout une substance cen-trale, le disulfurede carbone. Ce liquidehautement volatileet inflammable peut provoquerdes maladies graves pour lespopulations aux alentours des usines defabrication. 1 Une bonnedose depesticides Le coton est la principale culture consommatrice depesticides au monde, avec des impacts majeurs sur lesécosystèmes. À travers la culture ducoton, l'industrietextile est égalementtrès gourmande enengrais puisqu'elleutilise 4% des fertilisantsà l'azote et au phosphoredans le monde. 2 D’importantesquantités d’eau douce douches d’eau Par exemple1 t-shirt 70 = des microplastiques trouvés sur les rivages de la Suède étaient constitués de fibrestextiles synthétiques. De récentes études ont montré La plus produite:Le polyester 39,7millions de tonnes en 2015 en 2015 LES plus futuristeS :la viscose& le lyocell 3,7millions de tonnes produites en 2015 - un volume qui pourrait tripler d’ici 2030. Attention! Un nouveau label très utilisé parles industriels est apparu récemment:Better Cotton Initiative.Ce label est facile à obtenir mais ilne signifie pas que votre vêtementest en coton biologique. Utilisés en excès,l’engrais finit par s’écoulerà travers les nappesphréatiques et les cours d’eau. Pour cela, la pluie ne suffit pas, il faut détournerl’eau des rivières, lacs, nappes phréatiquespour irriguer les champs. Ce volume pourrait augmenter de 50 % d’ici 2030.C’est particulièrement problématique pour les régionsproductrices de coton comme la Chine et l’Inde quisouffrent déjà de contraintes sur l’accès à l’eau douce. Il favorise la prolifération d’algues au détriment des autres formes de vies aquatiques. Bambou Eucalyptus & hêtre Soja Maïs Lainede mouton Lainede chèvre Lained’alpaga Fourrurede lapinet vison Cuir de veau, vache ou agneau Soiedes vers C’est doux, c’est chic mais cela a un coût pour nous et pour les animaux. Ils vivent le plus souvent dans des conditions difficiles, sont confinéset parfois maltraités.En Chine, d’où provient une grande partie ducuir mondial, aucune loi n’encadre le traitementdes animaux.En Australie, premier producteur de laine dansle monde, les moutons sont élevés de manièreintensive. Le coûtCes dernières années, face à l’augmentation dessalaires et des coûts de production dans certains pays,les marques de vêtements se sont réorientées vers de nouveaux sites de production encore moins chers:direction le Bangladesh et le Pakistan. soit l’équivalentde plus de de bouteilles en plastique 50milliards Bonus: les conditions des travailleurs sont bien moinscontraignantes et protectrices qu'en Europe.Une aubaine pour les clients internationaux dont lescommandes ont littéralement explosé dans ces deux pays.Mais la capacité de production des infrastructures elle,n’a eu le temps de s’adapter à cette demande exponentielle.Conséquences: les travailleurs sont surexploitéset les accidents industriels sont fréquents. 579 travailleurs sont mortsdans des incendies d’usineau Bangladesh entre 2009 et 2013. les éthoxylatesde nonylphénol (NPE)pour fixer les couleurs des colorantsazoïques des phtalatespour les élémentsen plastique du formaldéhyde,cancérigène, pour les vêtements sans repassage et ces vêtements en matièresynthétique relâchent des microfibresplastiques à chaque lavage… ...pour l’écosystèmeaquatique qui les reçoitde plein fouet. de la pollution des eauxdans le monde serait ainsi imputable à la teinture etau traitement des textiles. 20 % La teintePour teinter nos habits aux mille couleurs de l’arc-en-ciel, les fabricants utilisent souvent des substances toxiques comme: L’effet « délavé »Aussi paradoxal que cela puisse paraîtrele jean neuf déjà vieilli fait désormais partiedes classiques du dressing.Mais comment obtient-on ce rendusavamment négligé? Nous l’avons vu,certains pays d’Asie se spécialisent dansla fabrication de textiles et d’habits à des prix très compétitifs. Pour les distributeurs et les marques, il devient moins cher de payer du carburant pourtransporter les vêtements que de les faire fabriqueren Europe. Parce qu’il est le plus rapide, l’avion estsouvent le moyen de transport le plus utilisé mais il est aussi émetteurde gaz à effet de serre,responsable du changementclimatique. 2 E étape ON FABRIQUENOS BEAUXVÊTEMENTS Avant de vivre mille aventures avec nous, nos habits ont déjà eu une vie bien remplie. Si on les regarde de plus près, cette étape de fabrication pose des questions de juste rémunération et sécurité des travailleurs et de pollution. étape 3 E on lestransporte Les vêtements, sacs et chaussures sont souventfabriqués à l’autre bout du monde. Afin de livrer lesboutiques rapidement et de suivre le rythme effrénédes changements de collections, le transport doitêtre régulier et rapide. La plus douillette :la laine 900mille tonnes en 2015 Au-delà de notre dressing, 100milliards de vêtements sont vendus chaque année dans le monde. Leur production a tout bonnement doublé entre 2000 et 2014! C’est ainsi que les habits que nousachetons se succèdent à une vitesseeffrénée sur nos épaules avant de finir« placardisés » au sens propre et figuré. Nous en achetons deux fois plus qu’ily a 15 ans mais les conservons moinslongtemps. Comment sont-ils produits?Par qui? À quel rythme? Pour répondre à quels désirs? Et que deviennent-ils lorsque nous nous lassons d’eux?On vous explique pourquoi la moden’est pas toujours « stylée », et onvous dévoile les astuces pour obtenir un look idéal. des ouvriers projettentdu sable à hautepression sur les jeans,dans des petitescabines sans aération. Le sablecontient 80 % de silice La silice n’est pasdangereuse en soimais peut provoquerde graves maladiesdans le cas d’uneexposition prolongée.La plus courante estla silicose, une maladiepulmonaire incurable. Aujourd’hui d’autrestechniques sontpratiquées comme ledélavage à l’ozone,à la lumière ou par deslasers. Les usineseuropéennes sontobligées de retraiterl’eau et d’utiliser desproduits chimiquesmoins nocifs pour lesêtres humains et pourl’environnement.L'Écolabel européeninterdit le recoursau sablage manuel oumécanique pour obtenirun aspect usé. des substancespratiques maisultra-toxiques pour les ouvriersqui fabriquent nos vêtements, mais aussi lorsqueces habits sont lavés… pour nous,qui les portons, Your browser does not support SVG.
Your browser does not support SVG. 12 % 14000 l de l’eau consomméechaque année dansles foyers français… ...est attribuée à la seule machine à laver des microparticulesde nylon, polyester, élasthanne,ou acryliqueÉmanant de nosvêtements, elles sont trop petites pour être filtrées par les stations d’épuration, elles finissent leur course dans l’océan.C’est la principale source de pollution des océans devant les sacs plastiques. des produits toxiquesLes lessives peuventêtre très polluantes quand elles contiennent des parfums et dessubstances peubiodégradables comme les tensio-actifs.Les parfums des lessiveset adoucissants peuvent être très allergènespour les êtres humainsau contact du vêtement avec la peau. d’eau par an soitl’équivalent de ce quel’on boit sur 12 années. Cela représente plus de Mais le plus gros problème réside dans tout ce que libère le lavage Un récent sondage sur les habitudes d'achat internationales a révélé que les gens achètent beaucoup plus qu'ils n'en ont besoin et qu'ils n'utilisent. Ce sentiment est partagé par: Le diktat de la mode n’est pas un vain mot.En quelques années, elle nous a imposé son rythme effréné et sa vision: croire qu’un nouvel habit va nous procurer toujours plus de bonheur,nous rendre plus beaux, plus à l’aise. L’objectif est finalement atteint:accélérer la fréquence de nos achats. Les conséquences socialeset environnementales sont alors désastreuses. on s’enlasse… étape 5 E Ça y est, on a flashé sur cette chemise aux motifs tropicools!Ce n’est pas forcément évident, mais l’impactenvironnemental de la phase d’utilisation duvêtement n’est pas négligeable:il sera maintes fois lavé, séché, repassé. ON LES ARBOREFièrement étape 4 e 60 % des Chinois 50 % des Allemands 50 % des Italiens Une triste chasseaux vêtements Écolabel européenCréé en 1992 grâce à l'Union européenne, il garantit des procédés de fabrication plus propres, une qualité élevée des textiles et leur durabilité. Il s’assure du respect des droits fondamentaux sur les lieux detravail (âge minimal des travailleurs, sécurité, santé). Il limite l’utilisation des substancesnocives dans les fibres textiles.Les critères de l'Écolabel européen visent à réduire l'ensemble des impacts des textiles tout au long de leur cycle de vie. Ecocert TextileCe label garantit au minimum 70 % de fibres naturelles ou issues de matériaux renouvelables ou recyclés mais aussi la réduction des consommations en eau et en énergie. Pour cela, il veille à l’utilisation de colorants, agents textiles et procédés de fabrication plus respectueux de l’environnement et de la santé du consommateur et interdit l’emploi de substances dangereuses (ex: métaux lourds, amines cancérogènes, formaldéhydes, enzymes OGM...). Attention ce label ne signifie pas que votre vêtement est biologique. sont jetés dans la poubelle pour ordures ménagères et finissent par être tout simplementenfouis ouincinérés. 80 % Le problème est quela mauvaise qualitédes habits rendleur réutilisationcompliquée etleur revente peuintéressante faceà de nouveauxvêtements tout neufset pas chersen magasin. à 12 %des habits (ceuxde bonne qualité) sont revendus en seconde mainlocalement. 10  % Un gâchisplanétaire Certains d’entre nousne portent leursvêtements qu’une dizainede fois avant de s’endébarrasser. Dans le monde,le débarras d’habitsencore portablesreprésenterait: 460 mILLIARDS de dollars par an Une perte de 210000 tonnes de textiles et chaussures usagésont été collectés et triés en 2016. 4 MILLIONS de tonnes de textiles En Europe,on se débarassechaque année de Et en France? On choisitles bonnes matières On se fieà certains logos: On achète moins,mais on achète mieux. On entretient ses vêtementspour qu’ils durent plus longtemps On prend letemps de choisir Brut On peut aussi privilégierles fibres recyclées.Le coton peut être issudu recyclage de jean par exemple. On peut se tourner versla polaire qui est issue durecyclage des polyesterset des bouteilles plastiques. Le lin oule chanvre dont la culture est moins gourmande en eau et en engrais. La France estle premier producteur mondial de lin, cocorico! Le cotonbiologique La culture du coton n’est-elle pasdésastreuse pour l’environnement ?Si! Vous avez bien suivi cher, chère lecteur-trice. Mais nous pouvons nous tourner vers le coton biologique. Pour redonner son glamour à la mode? 9,2 KILOS de textiles etchaussures par an Chaque Françaisachète en moyenne 3,2KILOS alors qu’iln’en trie que C’est très peu. Quantité collectée dans les points d’apport volontaire (locaux d’association, conteneurs, boutiques, etc.) prévus pour offrir une secondevie à nos vêtements. Mais tout le volume de textileset chaussure usagés n’est pas collecté… DemeterConcerne l'agriculture biodynamique. Ce type d’agriculture existe depuis 1924 et a pour but de soigner la terre, régénérer les sols et de favoriser l’intégration, au sein d’un même domaine agricole, des animaux d’élevage et des cultures. Il porte une attention particulière au respect des animaux. Et bien sûr, ce label satisfait aussi les exigences du règlement européen sur l’agriculture biologique. GOTS (Global Organic textile Standard)Label international privé créé en 2008 pour harmoniser les standards internationaux des textiles biologiques: coton, laine, soie et chanvre. Ce label garantit l’originebiologique des fibres. Il bannit les substances toxiquesdans la fabrication ou l’impression du textile, et assure le respect basique de conditions de travail décentes. Mais plutôt que de craquer sur le premierpetit haut venu, on prend le temps de choisiret de sélectionner les pièces qui vont entrer dans nos vies. On opte pour des matièresde qualité et de bonnes coupes.Pour les indispensables de notre vestiaire,on choisit des modèles dont on ne va passe lasser au bout de 6 mois. Non seulement,on aura davantage plaisir à retrouver ces habits chaque saison, mais ils trouverontplus facilement repreneur le jour où onne les portera plus. Et en ligne,les options sont multiples: On fait des économiesd’eau et d’énergie Pour cela on lave à 30°C.On évite le sèche-linge très énergivore(et violent pour nos habits) et on opte pour un bon vieux séchage à l’air libre. On lavemoins souvent On l’a vu, à travers le lavage, nos vêtements synthétiques libèrent une grande quantitéde fibres plastiques mais aussi des produits toxiques liés à lateinture.Ces substances, non filtrées par les stations d’épuration, s’écoulent dans les océansmettant en périlleurs écosystèmes. Attention, il faut laver ses habits avant de les porter pour la première fois pour éviter que les produits chimiques encore présents dansla teinture ne soientau contact de la peau. On regardede près sa lessive Les lessives peuvent être très polluantes quand elles contiennent des parfumset des substances peu biodégradables comme les tensio-actifs. Les parfums des lessives et adoucissants peuventêtre allergènes pour les êtres humainsau contact du vêtement avec la peau.On privilégie alors les lessives avecl’Écolabel européen et on évite lesadoucissants plein de parfum. On devient les rois/reines du shoppingseconde main! Chiner ses habits dans undépôt-vente ou un troc présente3 bonus non négligeableslorsque l’on aime la mode: Autre optionsimplissime, onorganise un trocmaison avec ses amis Chacun rassemble les habits dont il ne veutplus, on se retrouve et c’est parti pourl’échange de vêtements. C’est l’opportunité de passer un bon moment et de repartir avec des pièces que l’on enviait à nos potes. on limite son impactenvironnementalet social c’est bienmoins cher on a de bonneschances de tombersur des pépites Pour son jean, qui est LA pièceuniverselle mais aussi une des plus problématiquesà cause de la techniquedu sablage, on le choisit: Il se patinera avecle temps au gré deses aventures et c’estjustement ce qui estbeau. On peut aussi choisirun jean labelliséÉcolabel Européen, quinous assure qu’il n’y a paseu recours au sablage. BioRéLabel suisse, créé en 1997, il certifie que le coton est issu de l’agriculture biologique et qu’aucun produit chimique n’est utilisé pour la teinture. Il garantit des conditions de travail correctes pour les salariés et les producteurs. Il milite pour que les exploitants adoptent une culture diversifiée pour éviter la monoculture qui appauvrit les sols. Et aussi Oeko - Tex Standard 100Fondé en 1992 par l’Association Internationale pour la Recherche et l’Essai des Textiles écologique, cette certification garantit que les tissus labellisés respectent le seuil réglementaire de substances polluantes, cancérigènes et allergènes. Au fond de nous on le sait, notre passionpour le shopping alimente le cercle vicieuxde l’industrie de la mode.Elle nous associe à un monde où tout est éphémèreet jetable. Bien sûr, l’entière responsabilité ne repose pas sur les épaules de consommateurs. La publicité, le marketing et les opérations promotionnelles nourrissent notre insatiable besoin de nouveauté. Mais libre à nous de nepas y céder. D’autant plus que l’on sait quel’accumulation de vêtements ne rendpas plus heureux. Pour autant, s’habillerest un acte important de notre quotidien:il reflète notre humeur, ce que nous souhaitons révéler au monde. Il a donc une incidencesur notre bonheur. Non déchiré Pas délavé LABEL EMMAÜS LABEL EMMAÜS TROC VESTIAIRE TROC VESTIAIRE la fibre du tri la fibre du tri VINTED VINTED On répareses vêtements On les revend en ligne, dans un dépôt-vente, ou dans un vide-grenier. Un petit trou dans notrechemise, un ourletdéfait, une fermetureéclair coincée:il suffit que nosvêtements subissentun petit accident deparcours pour qu’on lesremette au fond d’unplacard pour un temps indéterminé ou qu’onles jette… Il existe un tas detutoriels sur Internetpour apprendre àréparer ses habits. Un fil, une aiguille, un peu de temps et hop, nos vêtements repartent pour un tour ! On offre une dignefin de vie à nos habits Ils doivent êtrepropres et secs, les chaussures liées par paire dans un sac fermé, seul les textiles et chaussures humides ou tachés avec desproduits chimiques ou de la peinture doivent être jetés,les autres pourront être recyclés. Ils peuvent ainsi servir de matières premièrespour de nouveaux vêtements ou accessoires.Ainsi la boucle est bouclée.On parle d’économie circulaire. Trouver les points de collecteles plus proches de chez vous Pensez à trier tous vos textiles et chaussures même usés ou abîmés car ils peuvent avoir une deuxième vie! Il suffit de les rapporter dans un point d’apport volontaire prévu à cet effet: locaux d’associations, conteneurs, boutiques, etc. Sources McKinsey and company, Style that suitable : A new fast fashion formula, Nathalie Remy, Eveline Speelman & Steven Swartz, 2016 / Fashion at the crossroad, Greenpeace, 2017 / A new textiles economy : redesigning fashion’s future, Ellen MacArthur Foundation, 2017 / Le revers de mon look, ADEME, 2017 / Fatal Fashion, SOMO et Clean Clothes Campaign, 2013 Une infographie réalisée en partenariat avec 60 % En vue d’une réutilisation 40 % En vue d’un recyclage C’est 90000 tonnesde plus qu’en 2009(120000 tonnescollectées) et les chiffres continuentde progresser.Seulement 1 % destextiles et chaussures collectés termineen incinération.
Your browser does not support SVG. Les plus futuristes :la viscose & le lyocell Leur production a tout bonnement doublé entre 2000 et 2014! 100milliards Au-delà de notre dressing, de vêtements sont vendus chaque année dans le monde. C’est ainsi que les habits que nous achetons se succèdent à une vitesse effrénée sur nos épaules avant de finirn « placardisés » au sens propre et figuré. Nous en achetons deux fois plus qu’il y a 15 ans mais les conser-vons moins longtemps. Comment sont-ils produits?Par qui? À quel rythme? Pour répondre à quels désirs? Et que deviennent-ils lorsque nous nous lassons d’eux?On vous explique pourquoi la mode n’est pas toujours « stylée », et on vous dévoile les astuces pour obtenir un look idéal. Si elle génère de nombreux emplois– 1 million dans le monde – il faut savoir que la mode est l’une des industries les plus polluantes de la planète. 1,2milliard de tonnes Chaque année, elle émettrait de gaz à effet de serre, de l’eau potable disponibledans le monde est utiliséepour produire nos vêtements. 4 % Difficile de mesurer l’envergure du problème depuis son dressing. Pour cela, il faut comprendre ce qu’il se passe à chaque étape du cycle de vie de notre look: vêtement, chaussures, accessoires… Le textile est le 3 e secteur consommateur d’eau dans le monde, après la culture de blé et de riz. Aujourd’hui, la mode se fonde sur un système linéaire qui exploite d’importantes quantités de ressources non renouvelables dont lepétrole pour produire des fibres synthé tiques. Pour faire pousser des matières végétales ou élever des animaux, on utilise beaucoup d’eau et de produits chimiques sur de très larges surfaces au sol. En effet, nos t-shirts, jeans et petits pulls sont avant tout constitués de matières premières dont voici le top 4 : ON PRODUITDES MATIères PREMIèRES étape 1 èRE La plus produite:Le polyester 39,7millions de tonnes en 2015 La « star » des matièresvégétales: le coton 17,7millions de tonnes en 2015 3,7millions de tonnes produites en 2015, un volume qui pourrait tripler d’ici 2030. 70 % Seuls hics:c’est une ressourcefossile limitée des fibres synthétiquesproduites dans le mondeproviennent dupétrole. Aujourd’hui, et ces vêtements en matièresynthétique relâchent des microfibresplastiques à chaque lavage… ...qui finissent dans les océans de microparticules de plastique sont ainsi relâchées dans les océans chaque année dans le monde, 500 000tonnes 90 % des microplastiques trouvés sur les rivages de la Suède étaient constitués de fibrestextiles synthétiques. De récentes études ont montré que soit l’équivalentde plus de de bouteilles en plastique 50milliards 1/4 de la productionmondiale des fibresprovient du coton. Or, sa culture est le fruit d’un cocktail qui pèse sur l’environnement: Le coton est la principaleculture consommatricede pesticides au mondeavec des impacts majeurssur les écosystèmes. Par exemple1 t-shirt 1 Une bonnedose depesticides 2 D’importantesquantités d’eau douce douches d’eau 70 = À travers la culture ducoton, l'industrie textile est également trèsgourmande en engraispuisqu'elle utilise 4% des fertilisants à l'azoteet au phosphore dans le monde. Utilisés en excès,l’engrais finit par s’écouler à travers les nappesphréatiques et les cours d’eau. Il favorise la prolifération d’algues au détriment des autres formes de vies aquatiques. Pour cela, la pluie ne suffit pas, il faut détourner l’eau des rivières, lacs, nappes phréatiquespour irriguer les champs. Ce volume pourrait augmenter de 50 % d’ici 2030.C’est particulièrement problématique pour les régions productrices de coton comme la Chine et l’Inde quisouffrent déjà de contraintes sur l’accès à l’eau douce. Attention! Un nouveau label très utilisé par les industriels est apparu récemment:Better Cotton Initiative. Ce label est facile à obtenir mais il ne signifie pas que votre vêtement est en coton biologique. La plus douillette :la laine 900 000tonnes en 2015 Présentées comme des alternatives durables au coton et au polyester, la viscose et le lyocell sont bien des fibres artificielles mais obtenues à partir de ressources naturelles telles que la cellulose de: Bambou Eucalyptus & hêtre Maïs Soja Biodégradables, ces matières sontprometteuses mais leur fabrication,elle, a des effets sur l’environnement. Elle implique l’utilisation de produits chimiques très toxiques tels que l’hydroxyde de sodium, l’acide sulfurique et surtout une substance centrale, le disulfurede carbone. Ce liquide hautement volatileet inflammable peut provoquer des maladies graves pour les populations aux alentours des usines de fabrication. L’industrie textile utilisedes matières animales: Lainede mouton Fourrurede lapin et vison Soiedes vers Lainede chèvre Lained’alpaga Cuir de veau, vache ou agneau La mode sanS dessus-dessous « La mode passe, le style reste » Aujourd’hui, cette fameuse citation d’Yves Saint-Laurent mériterait d’être ajustée : la mode passe certes, mais les impacts environnementaux et sociaux qu’elle provoque s’inscrivent dans le temps. Alimentant notre dévorante envie de nouveauté, les grandes marques internationales de prêt-à-porter proposent chaque jour d’irrésistibles pièces à des prix défiant toute concurrence. Ce phénomène porte un nom : « fast-fashion ». En 2050, le secteur textile émettrait même 26 % des émissions globales de gaz à effet deserre si les tendancesactuelles de consommationse poursuivent. soit environ 2 % des émissions globales de gaz à effet de serre. C’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis.
Your browser does not support SVG. Bonus: les conditions des travailleurs sont bien moins contraignantes et protectrices qu'en Europe. Une aubaine pour les clients internationaux dont les commandes ont littéralement explosé dans ces deux pays. Mais la capacité de production des infrastructures elle, n’a eu le temps de s’adapter à cette demande exponentielle.Conséquences: les travailleurs sont surexploitéset les accidents industriels sont fréquents. 579 travailleurs sont mortsdans des incendies d’usineau Bangladesh entre 2009 et 2013. Avant de vivre mille aventures avec nous, nos habits ont déjà eu une vie bien remplie. Si on les regarde de plus près, cette étape de fabrication pose des questions de juste rémunération et sécurité des travailleurs et de pollution. ON FABRIQUENOS BEAUXVÊTEMENTS étape 2 E Les vêtements, sacs et chaussures sont souvent fabriqués à l’autre bout du monde. Afin de livrer les boutiques rapidement et de suivre le rythme effréné des changements de collections, le transport doit être régulier et rapide. on lestransporte étape 3 E Ça y est, on a flashé sur cette chemise aux motifs tropicools! Ce n’est pas forcément évident, mais l’impact environnemental de la phase d’utilisation du vêtement n’est pas négligeable: il sera maintes fois lavé, séché, repassé. ON LES ARBOREFièrement étape 4 E C’est doux, c’est chic mais cela a un coût pour nous et pour les animaux. Ils vivent le plus souvent dans des conditions difficiles, sont confinés et parfois maltraités.En Chine, d’où provient une grande partie du cuir mondial, aucune loi n’encadre le traitement des animaux. Le coûtCes dernières années, face à l’augmentation des salaires et des coûts de production dans certains pays, les marques de vêtements se sont réorientées vers de nouveaux sites de production encore moins chers: direction le Bangladesh et le Pakistan. La teintePour teinter nos habits aux mille couleurs de l’arc-en-ciel, les fabricants utilisent souvent des substances toxiques comme: BAngladesh Secteur textile Salaire 17 % du PIB 0,32 cents US$/heure, le plus bas du monde 59 % marché européen 26 % marché nord- américain Exportations textiles PAKISTAN Secteur textile Salaire 8,5 % du PIB 0,55 cents US$/heure, le 3 e plus faible du mond e 91 % marchés nord- américain et européen. Exportations textiles L’effet « délavé »Aussi paradoxal que cela puisse paraîtrele jean neuf déjà vieilli fait désormais partie des classiques du dressing.Mais comment obtient-on ce rendusavamment négligé? les éthoxylatesde nonylphénol (NPE)pour fixer les couleurs des colorantsazoïques des phtalatespour les élémentsen plastique du formaldéhyde,cancérigène, pour les vêtements sans repassage des substances pratiques maisultra-toxiques pour les ouvriers qui fabriquent nos vêtements, pour nous,qui les portons, mais aussi lorsqueces habits sont lavés… ...pour l’écosystèmeaquatique qui les reçoit de plein fouet. de la pollution des eaux dans le monde serait ainsi imputable à la teinture et au traitement des textiles. 20 % Grâce à la technique du sablage La plus courante est la silicose,une maladie pulmonaire incurable. La silice n’est pas dangereuse en soi mais peut provoquer de graves maladies dans le cas d’une expositionprolongée. Aujourd’hui d’autres techniques sont pratiquées comme le délavage à l’ozone, à la lumière ou par des lasers. Les usines européennes sont obligées de retraiter l’eau et d’utiliser des produits chimiques moins nocifs pour les êtres humains et pour l’environnement. L'Écolabel européen interdit le recours au sablage manuel ou mécanique pour obtenir un aspect usé. Le sablecontient 80 % de silice des ouvriers projettentdu sable à hautepression sur les jeans,dans des petitescabines sans aération. Nous l’avons vu, certains pays d’Asie se spécialisent dans la fabrication de textiles et d’habits à des prix très compétitifs. Pour les distributeurs et les marques, il devient moins cher de payer du carburant pour transporter les vêtements que de les faire fabriquer en Europe. Parce qu’il est le plus rapide, l’avion est souvent le moyen de trans-port le plus utilisé mais il est aussi émetteur de gaz à effet de serre,responsable du changement climatique. 12 % 14000 l de l’eau consomméechaque année dansles foyers français… ...est attribuée à la seule machine à laver. d’eau par an soitl’équivalent de ce quel’on boit sur 12 années. Cela représente plus de des microparticules de nylon, polyester, élasthanne, ou acryliqueÉmanant de nos vêtements, elles sont trop petites pour être filtrées par les stations d’épuration, elles finissent leur course dans l’océan. C’est la principale source de pollution des océans devant les sacs plastiques. des produits toxiquesLes lessives peuvent être très polluantes quand elles contiennent des parfums et des substances peu biodégradables comme les tensio- actifs. Les parfums des lessives et adoucissants peuvent être très allergènes pour les êtres humains au contact du vêtement avec la peau. Mais le plus gros problème réside dans tout ce que libère le lavage
Your browser does not support SVG. Le diktat de la mode n’est pas un vain mot.En quelques années, elle nous a imposé son rythme effréné et sa vision: croire qu’un nouvel habit va nous procurer toujours plus de bonheur,nous rendre plus beaux, plus à l’aise. L’objectif est finalement atteint:accélérer la fréquence de nos achats. Les conséquences sociales et environnementales sont alors désastreuses. ON S’ENLASSE... étape 5 E Un récent sondage sur les habitudes d'achat internationales a révélé que les gens achètent beaucoup plus qu'ils n'en ont besoin et qu'ils n'utilisent. Ce sentiment est partagé par: 60 % des Chinois 50 % des Allemands 50 % des Italiens Une triste chasse auxvêtements Un gâchisplanétaire Certains d’entre nous ne portent leursvêtements qu’une dizaine de fois avant de s’en débarrasser. Dans le monde, le débarras d’habits encore portables représenterait: 460milliards de dollarspar an une perte de 4 millionsde tonnesde textiles En Europe,on se débarassechaque année de sont jetés dans la poubelle pour ordures ménagères et finissent par être tout simplementenfouis ou incinérés. 80 % à 12 %des habits (ceux de bonne qualité) sont revendus en seconde mainlocalement. 10 % Le problème est que la mauvaise qualité des habits rend leur réutilisation compliquée et leurrevente peu intéressante face à de nouveauxvêtements tout neufs et pas chersen magasin. C’est 90000 tonnes de plus qu’en 2009 (120000 tonnes collectées) et les chiffres continuent de progresser. Seulement 1 % des textiles et chaussures collectés termine en incinération. 210000 tonnes de textiles et chaussures usagésont été collectés et triés en 2016. Et en France? 40 % En vue d’un recyclage 60 % En vue d’une réutilisation 9,2 Kilos Kilos de textiles et chaussures par an Chaque Françaisachète en moyenne 3,2 C’est très peu... alors qu’il n’en trie que Mais tout le volume de textileset chaussure usagés n’est pas collecté… (quantité collectée dans les points d’apport volontaire (locaux d’association, conteneurs, boutiques, etc.) prévus pour offrir une seconde vie à nos vêtements.) Pour redonner son glamour à la mode? dont la culture est moins gourmande en eau et en engrais. La France est le premier producteur mondial de lin, cocorico! La culture du coton n’est-elle pasdésastreuse pour l’environnement?Si! Vous avez bien suivi cher, chère lecteur-trice. Mais nous pouvons nous tourner vers le coton biologique. On choisitles bonnes matières Le lin oule chanvre Le cotonbiologique On se fieà certains logos Écolabel européenCréé en 1992 grâce à l'Union européenne, il garantit des procédés de fabrication plus propres, une qualité élevée des textiles et leur durabilité. Il s’assure du respect des droits fondamentaux sur les lieux de travail (âge minimal des travailleurs, sécurité, santé). Il limite l’utilisation des substances nocives dans les fibres textiles. Les critères de l'Écolabel européen visent à réduire l'ensemble des impacts des textiles tout au long de leur cycle de vie. DemeterConcerne l'agriculture biodynamique. Ce type d’agriculture existe depuis 1924 et a pour but de soigner la terre, régénérer les sols et de favoriser l’intégration, au sein d’un même domaine agricole, des animaux d’élevage et des cultures. Il porte une atten-tion particulière au respect des animaux. Et bien sûr, ce label satisfait aussi les exigences du règlement européen sur l’agriculture biologique. BioRéLabel suisse, créé en 1997, il certifie que le coton est issu de l’agriculture biologique et qu’aucun produit chimique n’est utilisé pour la teinture. Il garantit des conditions de travail correctes pour les salariés et les producteurs. Il milite pour que les exploitants adoptent une culture diversifiée pour éviter la monoculture qui appauvrit les sols. Ecocert TextileCe label garantit au minimum 70 % de fibres naturelles ou issues de matériaux renouvelables ou recyclés mais aussi la réduction des consommations en eau et en énergie. Pour cela, il veille à l’utilisation de colorants, agents textiles et procédés de fabrication plus respectueux de l’environnement et de la santé du consommateur et interdit l’emploi de substances dangereuses (ex: métaux lourds, amines cancérogènes, formaldéhydes, enzymes OGM...). Attention ce label ne signifie pas que votre vêtement est biologique. GOTS (Global Organic Textile Standard)Label international privé créé en 2008 pour harmoniser les standards internationaux des textiles biologiques: coton, laine, soie et chanvre. Ce label garantit l’origine biologique des fibres. Il bannit les substances toxiquesdans la fabrication ou l’impression du textile, et assure le respect basique de conditions de travail décentes. Oeko - Tex Standard 100Fondé en 1992 par l’Association Internationale pour la Recherche et l’Essai des Textiles écologique, cette certification garantit que les tissus labellisés respectent le seuil réglementaire de substances polluantes, cancérigènes et allergènes. Et aussi On peut aussi privilégier les fibres recyclées. Le coton peut être issudu recyclage de jean par exemple. On peut se tourner vers la polaire qui est issue du recyclage des polyesterset des bouteilles plastiques.
Your browser does not support SVG. On achète moins,mais on achète mieux. On prend le temps de choisirMais plutôt que de craquer sur le premierpetit haut venu, on prend le temps de choisiret de sélectionner les pièces qui vont entrer dans nos vies. On opte pour des matièresde qualité et de bonnes coupes.Pour les indispensables de notre vestiaire,on choisit des modèles dont on ne va passe lasser au bout de 6 mois. Non seulement,on aura davantage plaisir à retrouver ces habits chaque saison, mais ils trouverontplus facilement repreneur le jour où onne les portera plus. La publicité, le marketing et les opérations promotionnelles nourrissent notre insatiable besoin de nouveauté. Mais libre à nous de ne pas y céder. D’autant plus que l’on sait que l’accumulation de vêtements ne rendpas plus heureux. Pour autant, s’habillerest un acte important de notre quotidien:il reflète notre humeur, ce que nous souhaitons révéler au monde. Il a donc une incidence sur notre bonheur. Au fond de nous on le sait, notre passionpour le shopping alimente le cercle vicieuxde l’industrie de la mode.Elle nous associe à un monde où tout est éphémère et jetable. Bien sûr, l’entière responsabilité ne repose pas sur les épaules de consommateurs. Pour son jean, qui est LA pièce universelle mais aussi une des plus problématiques à cause de la technique du sablage, on le choisit: Il se patinera avec le temps au gré de ses aventures et c’est justement ce qui est beau. On peut aussi choisirun jean labelliséÉcolabel Européen,qui nous assure qu’il n’y a pas eu recours au sablage. Brut Non déchiré Pas délavé On devient les rois/reines du shoppingseconde main! Chiner ses habits dans un dépôt-vente ou un troc présente 3 bonus non négligeableslorsque l’on aime la mode: on limite son impactenvironnementalet social on a de bonneschances de tombersur des pépites c’est bienmoins cher Et en ligne, les options sont multiples: Chacun rassemble les habits dont il ne veutplus, on se retrouve et c’est parti pourl’échange de vêtements. C’est l’opportunitéde passer un bon moment et de repartir avec des pièces que l’on enviait à nos potes. Autre option simplissime, on organise un troc maison avec ses amis On entretient ses vêtements pour qu’ils durent plus longtemps On répareses vêtements On offre une dignefin de vie à nos habits On lave moins souvent On l’a vu, à travers le lavage, nos vêtements synthétiques libèrent une grande quantitéde fibres plastiques mais aussi des produits toxiques liés à la teinture.Ces substances, non filtrées par les stations d’épuration, s’écoulent dans les océansmettant en péril leurs écosystèmes. On regardede près sa lessive On fait des économiesd’eau et d’énergie Les lessives peuvent être très polluantes quand elles contiennent des parfums et des substances peu biodégradables comme les tensio-actifs. Les parfums des lessives et adoucissants peuvent être allergènes pour les êtres humains au contact du vêtement avec la peau. On privilégie alors les lessives avec l’Écolabel européen et on évite les adoucissants plein de parfum. Pour cela on lave à 30°COn évite le sèche-linge très énergivore(et violent pour nos habits) et on opte pour un bon vieux séchage à l’air libre. Attention, il faut laver ses habits avant de les porter pour la première fois pour éviter que les produits chimiques encore présents dansla teinture ne soient au contact de la peau. Un petit trou dans notre chemise, un ourletdéfait, une fermeture éclair coincée:il suffit que nos vêtements subissentun petit accident de parcours pour qu’on lesremette au fond d’un placard pour un temps indéterminé ou qu’on les jette… Il existe un tas de tutoriels sur Internetpour apprendre à réparer ses habits. Un fil, une aiguille, un peu de temps et hop, nos vêtements repartent pour un tour! On les revend en ligne, dans un dépôt-vente, ou dans un vide-grenier. Ils doivent êtrepropres et secs, les chaussures liées par paire dans un sac fermé, seul les textiles et chaussures humides ou tachés avec desproduits chimiques ou de la peinture doivent être jetés, les autres pourront être recyclés. Ils peuvent ainsi servir de matières premières pour de nouveaux vêtements ou accessoires.Ainsi la boucle est bouclée.On parle d’économie circulaire. Pensez à trier tous vos textiles et chaussures même usés ou abîmés car ils peuvent avoir une deuxième vie! Il suffit de les rapporter dans un point d’apport volontaire prévu à cet effet: locaux d’associations, conteneurs, boutiques, etc. Trouver les points de collecte Sources McKinsey and company, Style that suitable : A new fast fashion formula, Nathalie Remy, Eveline Speelman & Steven Swartz, 2016 / Fashion at the crossroad, Greenpeace, 2017 / A new textiles economy : redesigning fashion’s future, Ellen MacArthur Foundation, 2017 / Le revers de mon look, ADEME, 2017 / Fatal Fashion, SOMO et Clean Clothes Campaign, 2013 / Une infographie réalisée en partenariat avec la fibre du tri LABEL EMMAÜS VINTED TROC VESTIAIRE